Interview

INTERVIEW (sous X) Devant une tasse de thé
X
X
X

X…
D :
C’est le premier hôtel quatre étoiles construit à Paris. C’est là où on a fondé M19, avec Frédéric de Lachèze.
X…
D :
Quelques semaines plus tard, Nicolas Cartier et Arnauld Pierre se joignaient à nous.
X…
D :
19 mai.
X…
D :
On distribuait des tracs. Genre « Faut-il faire la révolution ? ». Je me souviens que Sollers a répondu oui et vite, qu’on passe à autre chose. Et puis Claude Closky a fait paraître Magazines. Tu connais ?
X…
D :
Oui. On a passé tout un après-midi à regarder ce travail, à lire les textes de Zham. Je crois que ça a déclenché des trucs importants pour nous.
X…
D :
Voilà. Depuis, on conçoit et on publie des supports imprimés, dans le but de diffuser des œuvres originales, des textes critiques sur l’art.
X…
D :
Pas vraiment. C’est assez expérimental.
X…
D :
Il y a eu MAP, un dépliant affiche tiré à douze mille exemplaires. Il y a la collection de livres d’artistes I.S. Inventaire Supplémentaire, la revue de textes critiques 20/27 et Grams of art, cinq cents pages d’œuvres inédites.
X…
D :
Ça commence avec l’écriture. Un jour j’envoie un manuscrit à Frédéric, il édite le roman.
X…
D :
Non.
X…
D :
J’écris Pourquoi Tom Cruise. Je fais de l’art. Je dirige M19.
X…
D :
Activité, pas activisme.
X…
D :
Résister à quoi ?
X…
D :
J’aime bien avoir les yeux ouverts.
X…
D :
Oui. C’est le sens du tableau de Piero della Francesca, La résurrection (son portable sonne). J’en ai pour deux minutes (il répond). Je l’éteins.
X
X
X

Artiste
X

X…
D :
En 2000, j’ai acheté de la nourriture dans un Monoprix. Des conserves, un poulet, des chips, des gâteaux, etc. J’ai tout déballé, photographié les contenants d’un côté, les contenus de l’autre. Après je suis allé dîner.
X…
D :
Il ne s’est rien passé.
X…
D :
Il me fallait un support. Pas question d’exposer ce genre d’images. À l’époque, on cherchait un principe de collection de livres, non pour reproduire des œuvres mais pour en être le médium. Avec un titre programmatique. Voilà. C’est devenu I.S., pour Inventaire Supplémentaire. Le premier livre publié, c’était Poulet Poulet.
X…
D :
L’emballage en page paire, la viande en page impaire. Le mot poulet écrit sur les deux pages, en caractère helvetica, corps 10. Il fait chaud ici tu trouves pas ?
X…
D :
J’ai l’impression que la clim déconne (regarde autour de lui).
X…
D :
Je te parle de mon travail si tu me parles du tien. Tu fais quoi, à part journaliste ?
X…
D :
J’aime bien quand tu ris. Tu as baisé cette nuit ? Tu te sens cool ?
X…
D :
Moi je ne baise plus.
X…
D :
L’art c’est un bel endroit où travailler. Tu as vu cette fille là-bas ?
X…
D :
Tee-shirt rose. Tu ne veux pas l’interviewer ? Elle nous dirait ce qu’elle aime sexuellement, quels sont ses phantasmes, si elle boit de l’alcool, si elle se drogue, si elle pleure le soir dans son lit, tout ça. Tu veux bien ? J’adorerais.
X…
D :
Pas seulement ! On pourrait lui demander si elle aime l’art !
X…
D :
En 2003, je me suis rendu à l’établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense, au fort d’Ivry. J’ai consulté des catalogues, sélectionné la photographie du militaire R. Thomas, acheté les droits. J’ai reproduit cette image sur les soixante-quatorze pages d’un livre de la collection I.S.
X…
D :
Le soldat porte son nom sur sa poitrine. Il s’appelle R. Thomas. C’est aussi le titre du livre.
X…
D :
Je t’invite à lire le texte de Guillaume Leingre, La loi visible. Il dit des choses intéressantes sur R. Thomas.
X…
D :
Quand c’est sorti, on s’attendait à ce qu’un monsieur R. Thomas, dont nous ignorons le prénom, sonne à la porte, dise c’est quoi ce bordel ?
X…
D :
J’aurais adoré. Cela dit, imagine : tu arrives dans une librairie, tu trouves un livre qui a pour titre ton propre nom, avec un portrait de toi en couverture ! C’est déjà énorme. Tu l’ouvres et tu ne vois qu’une chose : ce portrait, reproduit sur chaque page. Il y a de quoi flipper, non ?
X…
D :
C’est clair.
X…
D :
C’était la même époque.
X…
D :
Huyghe et Parreno, ce qu’ils achètent, c’est une matrice. Ann Lee devient ce qu’elle devait être, un personnage. Ce que j’achète c’est une image. Je ne la transforme pas, ne l’investis pas, je la duplique. Je ne raconte rien, sinon qu’elle se répète, de page en page. Le caracter, au sens anglais du mot, est impossible.
X…
D :
Il y a eu d’autres livres, dans la même collection.
X…
D :
Mes derniers travaux, je les ai publiés dans la revue 2860 grams of art. J’ai réuni une vingtaine d’artistes, il y a vingt-quatre propositions, dont les miennes.
X…
D :
Une version US de R. Thomas, le militaire s’appelle Reynolds, l’image est reproduite seize fois. Et la série Ping-pong : vingt double pages, des aplats de bleu, un disque blanc qui va de gauche à droite.
X…
D :
Je prépare le numéro deux de Grams of art.
X…
D :
Des pièces ? Tu veux dire pour des expos ? Je ne sais pas. Une fois j’ai mis une équipe de football dans une galerie, les mecs sont arrivés, shorts et maillots rouges, se sont assis sur un banc, comme dans les vestiaires, sont repartis au bout d’une heure.
X…
D :
Ça s’appelait COME AGAIN.
X…
D :
C’est bien aussi de ne rien faire. A la limite c’est le plus dur.
X…
D :
En quelque sorte, oui.
X…
D :
C’est loin Kassel.
X…
D :
Absolument. J’ai mangé des daurades. J’ai nagé au Lido.
X…
D :
Tu as lu les commentaires. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Doxa morale ? Misère formelle ? Basta.
X…
D :
Je rêve d’une biennale blanche. Les sols des espaces d’exposition recouverts de toiles vierges. Des pédiluves remplis de peinture noire à l’entrée de chaque pavillon, devant l’Arsenal. Les gens arrivent, marchent dans la couleur, traversent les salles. C’est tout.
X…
D : Pas mal non ? On pourrait même pratiquer une discrimination à l’entrée de certains lieux. Interdit aux hommes, aux femmes, aux blancs, aux noirs, tu vois ce que je veux dire. Des salles réservées aux blondes. Des blondes qui laissent des traces de blondes. D’autres des traces homosexuelles.
X…
D : C’est ça.
X…
D : Je te l’ai dit, je ne sais pas.
X…
D : Elle tue ta question.
X…
D : (Il réfléchit) Mathieu Mercier parce qu’il a une belle à exposition à l’Arc, Julian Opie pour le très beau stand que je viens de voir à la FIAC… John Armleder parce que je garde un excellent souvenir du week-end à Genève pour sa rétrospective au MAMCO, Anselm Reyle parce que c’est le fils de John… et que j’aime bien les paillettes. Claude Closky, bien sûr. Des dizaines d’autres, tu imagines.
X…
D : L’autorité de l’œuvre.
X…
D : (Il verse du thé dans sa tasse, sourit) Un jour, Jim Paltridge arrive chez Andy Warhol. Oh salut, je lavais des chaussettes dit Warhol. Pourquoi est-ce que tu ne les jettes pas quand elles sont sales, demande Jim ? Réponse : J’aime bien les garder, elles peuvent avoir de la valeur, un jour. C’était quoi ta question ?
X…
D : J’ai un problème avec les chaussettes. La plupart du temps je n’en porte pas. Sauf l’hiver, et je déteste ça.
X…
D : Je ne garde rien.
X
X
X

Ecrivain
X

X…
D :
J’écris Pourquoi Tom Cruise.
X…
D :
J’ai mis deux ans à trouver le concept.
X…
D :
Un flux. Un texte que je pourrais écrire pendant dix ou vingt ans. Sous un même titre.
X…
D :
J’ai commencé la rédaction en mai. Le 4 juillet 2007, je mettais en ligne les quinze mille premiers signes.
X…
D :
Ça c’est autre chose. On parle de quoi exactement ?
X…
D :
Et alors ?
X…
D :
J’écris, je fais de l’art, je publie des revues.
X…
D :
La presse aussi, ça m’intéresse.
X…
D :
Il m’arrive de penser à un lieu, situons-le dans le Marais, avec une salle de conférences, nos éditions, un programme d’expositions.
X…
D :
Elle s’en va.
X…
D :
La fille que tu devais interviewer. On ne la reverra plus. On parlait de quoi ?
X
X…
D :
Si on n’en a rien à foutre ça peut être autre chose. C’est Dustan qui dit ça, alors qu’il est malade. C’est beau, n’est-ce pas ? Moi je pense ça.
X…
D :
Non, mais je le pense quand même.
X…
D :
À côté de lui je suis un curé. Et puis je me sens très bien dans le délire hygiéniste actuel. Donc, de ce point de vue, assez proche de Houellebecq, même s’il me déprime. Son chien, son obsession pour l’âge (cela dit c’est bien vu), sa façon de faire hummm dans les entretiens, avant chaque phrase. Sa gueule aussi. Il est raccord.
X…
D :
Certainement pas.
X…
D :
J’aime ces deux pôles : il y en a un qui se brûle à mort, c’est le cas de le dire, et qui s’admire tout en se détestant, l’autre qui théorise la fin du sexe, du désir, tout ça, qui se cache derrière la fumée de ses cigarettes, et qui au fond ne veut qu’une chose, devenir un corps.
X…
D :
Bien sûr.
X…
D :
Le BEE de American Psycho. Le Mishima de Patriotisme. Le Schul de Rose poussière. Olivier Cadiot. John Armleder pour l’ensemble de son oeuvre. Sollers comme grand passeur de textes, d’aubes et de crépuscules. Et tous les autres. Je ne vais pas te faire une liste.
X…
D :
J’aimerais écrire comme il peint.
X
X…
D :
C’est à Dustan que je veux dédier cette interview.
X…
D :
Parce que tes questions vont jarter, et c’est à lui que j’emprunte le truc. Parce qu’il est plus contemporain. Et plus malade. Et plus confidentiel. Et plus pédé. Et plus énarque. Et plus extrême. Et pas du tout raccord. Donc plus mort. Ça compte.
X
X…
D :
Je sais pas moi. Non, il ne se passe rien. À part un gars qui écrit. Pas de quoi sauter au plafond, hein ?
X…
D :
Je t’assure.
X…
D :
C’est comme l’infini. C’est toujours la même chose.
X
X
X

Pourquoi Tom Cruise
X
X…
D :
C’est d’abord un titre. C’est même une qualité. D’où l’absence de point d’interrogation. Après, oui, ça peut être une question.
X…
D :
Adam et Ève au paradis.
X…
D :
Il écrit Pourquoi Tom Cruise, elle vend des biens immobiliers. Haut de gamme hein, genre lofts, et dans toute l’europe. Elle a failli être architecte mais ça m’aurait trop rappelé quelqu’un.
X…
D :
Tu ne connais pas.
X…
D :
C’est exact.
X…
D :
Il s’appelle Thomas Croisière.
X…
D :
Le je de la perception. J’ai entendu Houellebecq dire ça dans une interview, je lui pique.
X…
D :
C’est clair que s’il meurt, je suis dans la merde. Je ne vais pas faire Pourquoi Tom Cruise Mort, hein ? À part ça tout va bien.
X…
D :
J’écris vingt mille signes, je les mets en ligne tous les deux ou trois mois.
X…
D :
Un blog WordPress.
X…
D :
Ce n’est pas une simple question de temps. Souviens-toi de ce qui arrive à ce connard de Jack, le héros de Shining. J’ai besoin de toute cette activité : l’écriture, M19, les visites d’expos, le travail avec les artistes, mes propres oeuvres.
X…
D :
Pas vraiment.
X…
D :
Évidemment.
X…
D :
Une moyenne de cinquante connexions jour. J’imagine que ça ne peut que monter en puissance.
X…
D :
Le texte se déroule verticalement. Et puis prompteur, c’est aussi lié au rythme, au découpage. À la présence d’images d’actualité. Quand ça ne passe plus dans les journaux télévisés, tu regardes Youtube.
X…
D :
Je suis ma boucle.
X…
D :
Le verbe être !
X…
D :
En quelque sorte.
X…
D :
Saddam c’est important. Cette pendaison c’est majeur.
X…
D :
Exactement.
X…
D :
Il ne veut rien, sinon écrire deux millions de signes.
X…
D :
Ils s’aiment. Ça ne pose pas de problème.
X…
D :
Elle joue à gagner de l’argent. Beaucoup d’argent. C’est un talent que je n’ai pas.
X…
D :
En dehors de très riche et très lu, et ça n’a pas de rapport ou alors il faudrait que je sois vraiment très lu, je ne vois pas.
X…
D :
Oui. Dès que j’aurai trois ou quatre cent mille signes. Si je fais ça pendant dix ans, on peut imaginer plusieurs volumes.
X…
D :
Je retravaillerai le texte, c’est clair. J’aime l’idée qu’il y ait deux versions, électronique et imprimée.
X…
D :
Oui.
X…
D :
Le luxe c’est de bloquer deux jours, parfois deux nuits pour écrire cinq cents mots. Et de ne faire que ça.
X
X
X
Les autres
X

X :…
D :
J’aime bien tout le monde.
X :…
D :
Vraiment. Après, c’est une question d’espace.
X :…
D :
Hummm… je vais faire comme Houellebecq. Hummm… C’est horrible hein ?
X :…
D :
Les dépressifs exaltés. Qu’ils gouvernent ou qu’ils écrivent. Genre la politique a le pouvoir de changer la vie, l’écriture c’est l’événement, la révolution n’est plus liée à la révolte mais à la pensée, toutes ces conneries, ce DISKOURS. En lettres capitales, et avec un K. C’est comme un miroir qui te dirait, en permanence, regarde, tout se reflète en moi. Ben oui. Et après ? C’est une info ? Un manifeste ?
X…
D :
Très bon exemple. C’est exactement ça. De la merde existentielle. La France sous Xanax est cliente.
X…
D :
Oui. Le mec qui te dit je suis là pour casser un max et tout ce qu’il se casse c’est son compte épargne. Tu vois le genre. Le côté clair de la force…
X…
D :
Au secours.
X…
D :
Tu veux me rendre un service ? La prochaine fois que tu entends quelqu’un commencer une phrase par « la vraie question c’est… », tu l’assommes ok ?
X…
D :
Merci.
X…
D :
Je vais reprendre un thé, s’il te plaît.
X
X

Il descend aux toilettes.
X
X
X
La ville
X

X…
D :
Exactement, tout près d’ici.
X…
D :
Cent, cent vingt mètres.
X…
D :
Non.
X…
D :
Dix ans.
X…
D :
Bon ben voilà, c’est Paris quoi, je vis à Paris, j’ai rien à dire là-dessus.
X…
D :
Pas vraiment. Ah si, je cherche un appartement.
X
X
X
L’amour, le sexe
X
X…
D :
Ce que j’aime c’est ma queue. C’est être dur et que ça dure. Je n’aime pas tant que ça jouir. Ce que j’aime aussi, c’est étrangler la personne avec qui je baise.
X…
D :
Tu ne risques rien.
X…
D :
Tu veux que je te dise ? Je hais le sexe.
X…
D :
J’ai rien à expliquer.
X…
D :
Le sexe virtuel je n’y crois pas. Je ne sais même pas ce que c’est. Rien à foutre du virtuel. C’est quoi cette histoire de virtuel ?
X…
D :
J’ai aimé une femme. Aujourd’hui, je l’ai totalement idéalisée. Le temps passé près d’elle, je l’ai sacralisé. J’adore. J’ai joui des centaines de fois dans son vagin. Tu imagines ?
X…
D :
C’était énorme. Passionnel.
X…
D :
Évidemment !
X…
D :
Oui.
X…
D :
No comment.
X
X
X
La castration
X
X…
D :
Je résume : d’un côté tu oublies, de l’autre tu te bats contre les milliards de bonnes raisons qui commencent toujours par te faire chier. Ça demande beaucoup d’énergie.
X…
D :
Ailleurs je ne sais pas. Ici je sais.
X…
D :
Oui.
X…
D :
(il prend du temps pour répondre) Au fond, c’est toujours te castrer. Nier ton geste. Repousser ton désir. C’est te dire : je suis la mère, tu te calmes, voilà comment ça va se passer.
X…
D :
Regarde autour de toi.
X…
D :
Trop d’hommes sont des mères.
X :…
D :
Je t’assure.
X…
D :
Tu sais, Nique ta mère ce n’est pas rien.
X…
D :
C’est simple : si t’en as rien à foutre et si tu acceptes le risque non négligeable d’être relativement seul, ça peut être autre chose.
X
X
X
Le cinéma, la télévision
X
X…
D :
Je ne vais pas au cinéma.
X…
D :
S’il se passe quelque chose dans une salle tu me préviens. Même Lagerfeld confidentiel., j’ai vraiment l’intention de ne pas y aller.
X…
D :
Les morts à la télé, j’aime bien.
X…
D :
Elle est allumée 24/24. Sans le son. Parfois je l’écoute sans la regarder. Quand je la regarde c’est seul, et deux minutes par chaîne.
X…
D :
La plupart du temps j’écoute le iPod. Et la nuit la radio. Ça fait des années que je dors avec des écouteurs dans les oreilles.
X…
D :
En ce moment, Business FM.
X
X
X
La vie quotidienne
X
X…
D :
Je ne mange jamais chez moi.
X…
D :
Tu fais les courses ? Tu viens me faire à bouffer ?
X…
D :
J’ai un problème avec les frigos. J’en ai deux, ils sont vides. Ça fait dix ans qu’ils sont vides.
X…
D :
On avait deux appartements.
X…
D :
Demande à ma psy. Je te file son numéro.
X…
D :
Rien à voir.
X…
D :
Une expérience unique.
X…
D :
Je ne vois pas le rapport.
X…
D :
Je ne comprends pas ta question.
X…
D :
La musique du Mépris, ça peut me tirer des larmes.
X…
D :
Parce que.
X…
D :
(Il regarde sa montre) Faut qu’on arrête. Tu veux bien ?
X…
D :
Merci. Ça ira pour toi ?
X…
D :
Quand ça se passe bien c’est que du bonheur (sourire).
X…

D :
C’est con hein ? Je ne sais plus où j’ai entendu ça, mais j’en ferai mon épitaphe. Bon j’y vais.
X
X

Paris, hôtel du Louvre, le 18 octobre 2007